MON MÉTIER DE TAPISSIER

DE L’ANTIQUITE A LOUIS XIV

Le siège est l’un des meubles les plus anciens.

Au Moyen-Âge, le coffre peut servir de siège. On ajoute un dossier au banc ou au tabouret. D’ailleurs, l’ancêtre du fauteuil, « le faudesteuil » fait son apparition avec le banc à 2 ou 3 places.

Jusqu’au XIIIème siècle, le terme « tapissier », qui tire son origine du mot byzantin « Tapiz », désigne la personne qui crée ou fabrique des tapisseries ou des tapis, et qui utilisent tous les textiles et les cuirs.

C’est à cette période que la profession se codifie. Une différence est faite entre le tapissier sarrazinois qui réalise des tapis et tapisseries murales inspirés d’Orient et le tapissier courtepointiers qui fabrique des meubles garnis tels les sièges et lits, des courtines (rideaux) et des courtepointes (couverture de lit piquée). Ils sont les ancêtres directs des tapissiers garnisseurs.

Au début du XVIème siècle, on parle de « chaises à bras » pour nommer les fauteuils. Un coussin « carreau » composé de paille ou d’une bourre de laine ou de coton, apportant du confort, est posé sur le bois de l’assise.

La chaise à bras se veut confortable afin d’être déplacée pour la conversation dans la vie de salon tandis que le fauteuil d’apparat se fige le long des murs pour faire « tapisserie ».

Au XVIIème, le dossier des fauteuils s’incline, les garnitures apparaissent, assise large et carrée. Il est fabriqué en noyer ou en chêne.

Les pieds de devant se prolongent pour permettre l’assemblage avec les consoles d’accotoirs. Le piétement est renforcé par une entretoise en H.
Les garnitures restent simples avec des matériaux comme le crin animal ou la laine.

Sous le règne de Louis XIV, de nouveaux meubles apparaissent tel le fauteuil en confessionnal qui apporte davantage de confort. Il est l’ancêtre de la bergère.

 

DE LOUIS XV A NOS JOURS

Les structures des fauteuils s’allègent pour un meilleur confort et d’autres apparaissent.

Les dossiers vont au fil des ans s’incliner, s’allonger (Fauteuil Voltaire), les pieds sont tournés, cannelés, en os de mouton, en balustre …, les accoudoirs rapetissent pour devenir des manchettes, comme les fauteuils Voltaire sous le règne de Louis Philippe et le fauteuil cabriolet sous Louis XV.

Les garnitures évoluent avec l’apparition des ressorts au XIXème siècle. L’ère de la convivialité est née : le crapaud, le confident ou l’indiscret voient le jour.

Menuisiers et tapissiers sont en perpétuelle recherche de nouveauté tant au niveau des matériaux que techniques : ressort, structure en métal, garniture en mousse…

Même si la structure des fauteuils se modifie à travers le temps, le tapissier n’aura de cesse de travailler avec les mêmes outils, carrelet droit ou courbe, houseau, ciseau à dégarnir, marteau garnisseur, tire crin…

A travers ces siècles remplis de changement, d’évolution et d’amélioration, notre confort d’aujourd’hui se trouve dans cette liste de fauteuils nés des siècles passés :
Bergère (à oreilles, à gondole, Marie-Antoinette, à lambrequin, montgolfière ou Pompadour), bridge, cabriolet, caquetoire, causeuse, chaire, chauffeuse, Chesterfield, confident, crapaud, duchesse, fauteuil (en cabriolet, de cabinet, Club, Jacob, à médaillon), gondole, indiscret, marquise, méridienne, Récamier, Voltaire, voyelle, voyeuse à genoux, William, Windsor,…

Bien que le métier de tapissier ait été en constante évolution, le respect des traditions, le travail des matières nobles comme le crin ou les toiles de jute, demeurent une valeur commune à tous ces hommes et femmes.

Les gestes ancestraux sont encore aujourd’hui enseignés dans toutes les écoles de métiers d’art.

Label A de artisan d'art

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Artisan d’Art

 

Coussins et oreillet sur mesure

Des sièges qui évoluent avec le temps.

16 Rue René Lenthéric

34490 THEZAN LES BEZIERS

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